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LE PMUC ACCOMPAGNE LA 547e EDITION DU NGUON

Le rideau est tombé dimanche dernier, sur la 547ème édition des grandes journées traditionnelles, culturelles et économiques du peuple Bamoun, avec la reconduction samedi, pour deux années supplémentaires, de Sa Majesté Ibrahim MBOMBO NJOYA comme roi des Bamoun, malgré un réquisitoire sans complaisance des Fona Nguon, les notables représentants du peuple et dépositaires des valeurs traditionnelles du Nguon.

Commencée le dimanche 2 décembre avec, très tôt le matin, l’ascension du Mont Mbapit, à Foumbot, cette édition du Nguon s’est poursuivie toute la semaine, avec une série de manifestations culturelles et économiques autour de plusieurs sites, dont le village du Nguon, situé à l’entrée de la ville-hôte de Foumban, le chef-lieu du département du Noun.

Parmi les manifestations marquantes du Nguon cette année, l’on aura noté, en innovation, le carnaval de la femme Bamoun dans les artères de Foumban. Innovation très appréciée du grand public et même du sultan, qui en fera état lors de son adresse au peuple Bamoun et aux nombreux invités, pendant son discours-programme, à l’issue de la décision des Fona Nguon de le maintenir comme roi des Bamoun. Jeudi soir, les festivaliers ayant pris d’assaut le village du Nguon ont assisté à l’apothéose de la finale de l’élection Miss Nguon, dont le Pari mutuel urbain camerounais (Pmuc) était, une nouvelle fois, le sponsor officiel, distribuant primes et récompenses aux trois lauréates, toutes ravies mais parfois émues aux larmes, au terme d’un suspense qui aura tenu ce beau petit monde en haleine jusqu’au petit matin . Vendredi est le jour de l’ouverture officielle du Nguon, avec l’arrivée du ministre des Arts et de la Culture, le professeur Narcisse MOUELLE KOMBI. Ce jour consacre habituellement l’entrée rituelle de tous les Fona Nguon (société secrète) au palais royal, la nuit, dans l’obscurité la plus totale ; l’entretien secret avec le sultan, sur les problématiques de l’heure, est toujours au menu des échanges, avant le plaidoyer public du lendemain. La lumière revient au palais après cette entrevue avec le roi.

La grande journée du samedi, consacrée au jugement du roi, a encore tenu toutes ses promesses, le son le disputant aux couleurs chatoyantes et originales, au cours d’un rituel séculaire toujours impressionnant et, surtout, réglé comme du papier à musique. L’arrivée des Fona Nguon sur la place des cérémonies, après avoir rendu une visite de courtoisie aux reines, dans l’enceinte du palais royal, et renforcé les pouvoirs traditionnels du roi, afin qu’il soit mieux outillé dans la conduite mystique des affaires du royaume, a marqué le début de la cérémonie rituelle la plus courue du Nguon. Tour à tour, les Fona Nguon vont poser leurs questions au roi, mais toujours avec la déférence qui sied à ce monarque. Ce qui ne les empêchera pas, contrairement aux éditions précédentes du Nguon, de frapper le roi et toute son équipe dirigeante d’une amende de dix chèvres, pour avoir fait décorer la cour intérieure du palais par des emblèmes royaux. Les Fona Nguon, en gardiens stricts de la tradition, ont estimé qu’une telle exposition au regard des passants constituait une profanation grave, d’où cette amende qui reste tout de même très symbolique. La journée du dimanche fut dédiée à une autre cérémonie rituelle, celle du Sho’melue ou simulacre de guerre programmée, où l’on vit plus de vingt mille ressortissants Bamoun, en tenues et armes traditionnelles (lances), être envoyés combattre symboliquement aux portes de la ville, escortés par le roi et sa suite, avant de revenir sur le lieu des cérémonies, plus de trois heures après, pour vivre une autre simulation d’une croisade victorieuse, en se trémoussant sur les rythmes de la danse Ngu. Aucun combattant ne sera blessé, pendant toutes ces guerres symboliques, qui permettent de perpétuer, dans le temps, la tradition guerrière instaurée par NCHARE YEN, le fondateur de la dynastie Bamoun, en 1394.

Partenaire de toujours, le PMUC était représenté au plus haut niveau, le Président du conseil d’administration et le Directeur général ayant effectué le déplacement, accompagnés par plusieurs Directeurs. En plus d’être le sponsor officiel de l’élection Miss Nguon, qui vise à célébrer la beauté et la culture de la femme Bamoun, le PMUC a soutenu matériellement et financièrement la Battle da nce qui est un concours de danse et de musiques urbaines, ainsi que la fantasia, clin d’oeil à son activité en lien avec les courses hippiques. Son stand d’animation et de promotion, au village du Nguon, n’a pas désempli toute la semaine, des cadeaux et des gadgets publicitaires y étant généreusement distribuées aux festivaliers, qui s’y donnaient rendez-vous chaque jour. Occasion pour certains de faire connaissance avec le monde des paris numériques.

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